Quels aménagements pour nos «dys» ?

Quels aménagements pour nos «dys» ?

On commence par reconnaitre la nature des difficultés grâce aux premiers bilans.

Plus les troubles apparaissent tôt dans l’enfance et plus la prise en charge risque d'être conséquente.

C’est logique : un « dys » qui n’arrive pas à compenser dès le CP présente forcément des troubles plus importants qu’un enfant qui compense spontanément pendant plusieurs années.

D'où l'importance de faire un repérage et un dépistage le plus tôt possible. 

Ça veut dire quoi ?

A partir du moment où un professionnel de la petite enfance, un enseignant, un professionnel de santé vous alerte sur un trouble chez votre enfant, vous pouvez déjà commencer 

Si le dépistage confirme un trouble, votre médecin prescrit des bilans avec des professionnels de santé : orthophoniste, ORL, ophtalmologue, neuropsychologue, ergo thérapeute, psychomotricien… 

C’est au terme de ces différents bilans que le médecin pourra poser un diagnostic.

Il ne faut pas en avoir peur, il vaut mieux savoir ce qui se passe que de rester dans un doute qui sera encore plus anxiogène. 

Avant 6 ans

Une consultation spécialisée existe dans notre département.

La Plateforme de Coordination et d’Orientation des troubles du neurodéveloppement (PCO) intervient sur l’ensemble du territoire des Alpes-Maritimes et c’est votre médecin traitant qui peut vous y adresser grâce au formulaire : Plateforme de Coordination et d’Orientation – Fondation Lenval pour enfants 

A l’école et au collège

Les enfants «dys» ont besoin de la meilleure harmonie possible entre leurs parents et leurs enseignants.

Pour établir des relations positives avec les enseignants : S’informer mutuellement au sujet des difficultés rencontrées par l’enfant ainsi que des centres d’intérêt et des qualités de l’enfant.

L’objectif est l‘intégration scolaire avec le moins de souffrances possible pour l’enfant en montrant à l’enseignant que la famille va tenir sa place aux côtés de l’enseignant et pas en opposition.

Pour cela il est utile de mettre en place au moins un projet d’accompagnement personnalisé (PAP)

C’est un document normalisé qui définit les aménagements et adaptations pédagogiques dont bénéficie l’élève. cliquer ici

Il est rédigé sur la base d’un modèle national. Il est révisé tous les ans afin de faire le bilan des aménagements déjà mis en place et de les faire évoluer en même temps que la scolarité de l’élève et les enseignements suivis. C’est un document écrit qui vise à répondre aux difficultés scolaires de l’élève. 

C’est un outil de suivi, organisé en fonction des cycles de la maternelle au lycée, afin d’éviter la rupture dans les aménagements et adaptations. 

LA PROCÉDURE :

Il peut être proposé par le conseil des maîtres ou le conseil de classe. Le directeur ou le chef d’établissement doit alors recueillir l’accord de la famille. Il peut également être demandé par la famille. 

CONSTAT DES TROUBLES :

Il est fait par le médecin scolaire, au vu de l’examen qu’il réalise et, le cas échéant, des bilans psychologiques et paramédicaux réalisés. Le médecin scolaire rend alors un avis sur la pertinence de la mise en place d’un plan d’accompagnement personnalisé au vu de la présence ou non d’un trouble des apprentissages. 

L’ÉLABORATION :

Le plan d’accompagnement personnalisé est ensuite élaboré par l’équipe pédagogique, qui associe les parents et les professionnels concernés. 

MISE EN ŒUVRE ET SUIVI :

La mise en œuvre du plan d’accompagnement personnalisé est assurée par les enseignants au sein de la classe. Dans le second degré, le professeur principal peut jouer un rôle de coordination. 

CE QUE PERMET LE PAP

Le plan d’accompagnement personnalisé permet de bénéficier d’aménagements et d’adaptations de nature exclusivement pédagogique. Il permet également à l’élève d’utiliser le matériel informatique de l’établissement scolaire ou son propre matériel informatique.  

Et, dès la reconnaissance par la MDPH, un projet personnel de scolarité (PPS) C’est un document écrit national. Il organise le déroulement de la scolarité de l’élève handicapé et assure la cohérence, la qualité des accompagnements et des aides nécessaires à partir d’une évaluation globale de la situation et des besoins de l’élève (article L-112-2 du Code de l’Éducation). cliquer ici 

C’est la feuille de route du parcours de scolarisation de l’enfant en situation de handicap. Il détermine et coordonne les modalités de déroulement de la scolarité et les actions pédagogiques, éducatives, sociales, médicales et paramédicales répondant aux besoins de l’élève.

C’est un outil de suivi qui court sur la totalité du parcours de scolarisation et fait l’objet d’un suivi annuel par l’équipe de suivi de la scolarisation (ESS). Il est révisable au moins à chaque changement de cycle et à chaque fois que la situation de l’élève le nécessite. 

LA PROCÉDURE

C’est la famille (ou le représentant légal) qui saisit la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) à partir du formulaire CERFA :

Certificat médical rempli par le médecin traitant au vu des bilans préalablement prescrits :

Les 2 formulaires sont envoyés à la MDPH avec la demande : Demande MDPH 

L’équipe pluridisciplinaire d’évaluation (EPE), qui regroupe les différents professionnels des secteurs de la santé et de l’éducation, procède à l’évaluation de la situation de l’élève grâce au GEVA-SCO première demande.

Cette EPE élabore ensuite le PPS puis le transmet à la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH).

La CDAPH prend les décisions relatives au parcours de formation sur la base du projet personnalisé de scolarisation. Elle statue sur l’orientation éventuelle des élèves en CCLIS, ULIS, ESMS et l’accompagnement. 

CE QUE PERMET LE PPS

Le PPS précise les aménagements et adaptations pédagogiques nécessaires et favorise la cohérence des actions. Il permet à la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de prendre les décisions relatives à la scolarisation en matière d’orientation (Ulis, IME, SESSAD…), de matériel pédagogique adapté et d’aide humaine. Il comporte les préconisations utiles à la mise en œuvre de ce projet.

L’ENSEIGNANT RÉFÉRENT HANDICAP

L’enseignant référent intervient principalement après décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Il assure le suivi de la mise en œuvre du projet personnalisé de scolarisation afin de veiller à sa continuité et à sa cohérence. Interlocuteur privilégié des parents ou des représentants légaux de chaque élève handicapé, il assure auprès d’eux une mission essentielle d’accueil et d’information.

C’est l’enseignant référent qui réunit et anime les équipes de suivi de la scolarisation (ESS). Il rédige les comptes rendus des réunions de ces équipes sous forme du Geva-Sco et en assure la diffusion auprès des parties concernées. Il assure un lien permanent avec l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH. Il favorise l’articulation entre les actions conduites par les équipes pédagogiques des établissements scolaires, des services ou établissements de santé et médico-sociaux, et les autres professionnels intervenant auprès de l’élève, quelle que soit la structure dont ils dépendent. 

Pour les examens

Le PAP et le PPS permettent d’obtenir des aménagements d’examen sur la base des préconisations pédagogiques mentionnées. La demande est à faire en ligne avant la date d’inscription à l’examen, c’est-à-dire au plus tard en novembre de la classe de troisième.  L’orientation Selon la sévérité des troubles elle peut intervenir très tôt vers les dispositifs ULIS, IME, SESSAD… après décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH).

Pour les élèves de troisième le dialogue entre la famille et le conseil de classe est à compléter par la réunion de l’équipe de suivi de la scolarité prévue par le PPS. Il faut y penser dès la 4ème ce n’est pas facile, mais cette anticipation est très importante.

Pour cela on aide son enfant : à trouver des centres d’intérêt en lui faisant découvrir de nombreuses activités ; à rencontrer des professionnels en action dans leur lieu de travail et à se renseigner. Les renseignements s’obtiennent auprès des conseillers d’orientation psychologues, dans les brochures et sur le site de l’ONISEP : Accueil - Onisep  

Au lycée     

Si un PPS existe, il faut le mettre à jour en concertation avec l’orthophoniste et les autres intervenants. 

Au moins deux choses sont importantes : continuer assidument les soins parce qu’ils aident vraiment et dialoguer avec l’équipe enseignante pour les modalités d’application des préconisations du PPS.     

Si un PAP a été mis en place au collège, Il faut se poser la question de la sévérité des troubles. 

Peut-être que les préconisations du PAP suffisent et dans ce cas il faut le transmettre à la direction du lycée. Peut-être faut-il envisager de faire valoir la reconnaissance par la MDPH par la mise en place d’un PPS.

Peut-être faut-il présenter un dossier de reconnaissance auprès de la MDPH. Votre médecin peut vous aider à faire le point et à prendre les décisions, notamment si rien n’a été mis en place jusques là.

De plus, il faut faire attention aux dossiers demandés pour la première fois au lycée car bien sûr les responsables de la MDPH risquent de penser qu’il s'agit d’un stratagème pour avoir des facilités pour passer le BAC de la part d’une personne mal intentionnée. Il faudra alors sérieusement argumenter le certificat médical.     

Une date limite importante :  C’est avant l’inscription aux examens (novembre de l’année de première) qu’il faut demander en ligne des aménagements d’épreuves.
Examens et diplômes | Académie de Nice (ac-nice.fr)     

Pour l’orientation  Il existe des aménagements pour certaines études supérieures. En posant la question en équipe de suivi de la scolarisation (ESS) dès la première peut aider à construire un parcours de réussite. Après le bac, quel qu’il soit on se rapproche du moment où la vie active commence.

Dans quel univers souhaite-t-on s’engager ?

A-t-on les capacités et la possibilité de s’engager vers des études longues ?

Quelques compétences sont un atout ?

Y a-t-il des aménagement pour les «dys» dans l’univers qui intéresse … Un site peut aider : Accueil - Onisep

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