L’APED 06 est une association loi de 1901 à but non lucratif.

Elle a été créée en 1991 par Marie-Thérèse BÈCLE et son fils Frédéric BÈCLE (enfant dyslexique désormais médecin) avec l’aide d’un groupe de parents d’enfants dyslexiques. Leur but étant de faire connaître ce handicap invisible et d’aider les enfants dys, leurs familles et les enseignants à mieux accompagner les dys dans leur scolarité et dans le cercle familial.

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L’APED 06 est agréée par :

  • Le Rectorat de l’académie de Nice pour apporter son concours à l’enseignement public au titre de l’article D. 551-1 à D.551-12 du Code de l’éducation.

 

  • La Maison Départementale de la Personne Handicapée des Alpes-Maritimes (MDPH).

 

 L’APED 06 reçoit des subventions :

  • de la Ville de Nice

 

  • du Conseil Départemental des Alpes-Maritimes

 

L’APED 06 accueille les enfants dyslexiques et leurs familles dans un climat de confiance, de compréhension, de respect et de confidentialité.

  • Expliquer ce handicap invisible afin de mieux l’approprier.
  • Aider les parents dans les relations avec l’entourage de l’enfant dys (enseignants, thérapeutes, etc.) afin de créer un climat plus serein pour l’enfant.
  • Aider à la constitution des dossiers MDPH.
  • Organiser des activités éducatives complémentaires, des groupes de parole, afin de créer des échanges positifs pour que l’enfant se sente mieux.

 

L’APED 06 intervient dans les établissements scolaires :

  • Lors de réunions de sensibilisation et d’information des enseignants sur les besoins pédagogiques des porteurs de handicap invisible.
  • Pour apporter un soutien administratif éventuel aux familles lors des réunions formelles de suivi des compensations.

 

L’APED 06 agit pour promouvoir l’interactivité avec les professionnels de santé qui gravitent autour du handicap dys :

  • Elle organise et participe à des temps d’autoformation et de groupes de réflexion entre professionnels pour créer des synergies.
  • Elle agit en lien avec le centre de référence des troubles des apprentissages de l’hôpital Lenval.
  • Elle est membre de la commission santé du comité d’entente handicap 06.

 

L’APED 06 est présente auprès de la maison départementale de la personne handicapée (MDPH).

  • Elle siège à la maison départementale de la personne handicapée des Alpes-Maritimes dont elle est membre suppléant de la CDAPH.
  • Elle participe à l’observatoire du handicap du conseil départemental des Alpes-Maritimes.

 

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Ce site est la nouvelle version de : https://www.dyslexie06.fr/

« Dys »… regroupe différents troubles cognitifs : dyslexies, dysphasies, dyscalculies, dyspraxies, dysorthographies, troubles de l’attention… Qu’on appelle aussi troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA).

Ces troubles spécifiques ne se laissent pas facilement définir. On décrit souvent ce qu’ils ne sont pas, plutôt que ce qu’ils sont.

On leur associe le terme « spécifique » pour indiquer qu’ils ne peuvent être expliqués ni par une déficience intellectuelle globale (QI<92), ni par un problème psychique, ni par un trouble sensoriel, ni par des facteurs socioculturels. De plus, il reste difficile de déterminer et d’expliquer leur origine exacte.

Par contre aujourd’hui on est sûr grâce à l’imagerie médicale et les neurosciences qu’il s'agit de troubles d’origine neurologique et non psychiatrique et qu’un facteur génétique leur est associé.

Difficiles à définir, les troubles « dys » sont également difficiles à repérer. Au premier abord, ils se confondent souvent avec les complexités de l’apprentissage. Il peut être alors délicat de les distinguer d’un retard simple. Plus ils apparaissent tôt dans l'enfance, plus le cas risque d'être sévère. Le cheminement normal de l’apprentissage est différent pour chaque enfant. Certains enfants apprennent vite et d’autres ont besoin de plus de temps. Chez les “dys” le trouble persiste dans le temps.

Mais, entre le moment où le trouble commence à se manifester jusqu’au moment où il est repéré, dépisté, diagnostiqué et enfin, pris en charge, il peut se passer de quelques mois à quelques années délicates pour l’enfant et son entourage.

Alors qu’ils travaillent beaucoup, et qu’ils font plus d’efforts que les autres pour apprendre, leur manque de réussite entraîne découragement, frustration, dévalorisation (par eux même ou les autres) ou même des souffrances psychologiques et des conflits en classe et avec l’entourage.

 

La dyslexie est un trouble spécifique de la lecture. Il s’agit également d’un trouble persistant de l’acquisition du langage écrit caractérisé par de grandes difficultés dans l’automatisation des mécanismes nécessaires à la maîtrise de l’écrit (lecture, écriture, orthographe…).

On peut simplement les classer en dyslexie, d’assemblage, d’adressage ou mixte (les plus sévères).

Le Schéma ci joint nous résume les troubles qui gravitent autour de la dyslexie.

On peut observer que la frontière entre dyslexie et dysorthographie est plus que mince, d'où une association presque systématique des deux troubles.

La dysorthographie se définit comme un trouble spécifique de l'acquisition de l'orthographe.

Ce problème d'apprentissage se traduit à l'écrit par des difficultés à respecter l'orthographe des mots (fautes d'orthographe - découpages anarchiques - disparition ou transformation de certains sons). Ces difficultés entraînent notamment une écriture lente, irrégulière et maladroite. Les rédactions sont anormalement pauvres.

Elle peut être lexicale ou grammaticale.

La dysphasie est une pathologie d'origine neurologique. C'est un trouble structurel primaire (et donc durable) de l'apprentissage et du développement du langage oral.

Elle se traduit par un déficit limité uniquement au domaine langagier. Il faut donc la différencier des troubles fonctionnels (retard dans le développement du langage), qui, eux, sont réversibles.

Environ 2 % de la population française est touchée, en majorité les garçons.

  • Dysphasie expressive : L'expression est altérée (paroles incompréhensibles, discours télégraphique ou mots isolés)
  • Dysphasie réceptive : La compréhension est altérée (compréhension partielle du message oral, difficultés à trouver les mots justes ou discours incohérent) ce qui entraîne de grandes difficultés à écrire
  • Dysphasie syntaxique : L'organisation grammaticale de la phrase est altérée. (Mauvaise structuration des phrases, manque du mot ou style télégraphique)

 

La dyspraxie est un trouble du mouvement qui se manifeste par l’incapacité totale (apraxie) ou partielle d’exécuter des gestes volontairement ou de manière automatique.

Touchant 3 à 6 % des enfants, elle concerne essentiellement « la praxie » c’est-à-dire le geste, non dans son intention, mais dans sa réalisation aussi appelée « la maladresse pathologique ».

La dyspraxie est due à un dysfonctionnement cérébral : il s’agit donc d’un handicap majeur touchant le développement de l’enfant.

Elle n’est provoquée ni par une paralysie ni par une parésie des muscles concernés par le geste à effectuer, et n’est liée à aucun déficit affectif, psychologique ou intellectuel.
Ce trouble de la planification des gestes volontaires et intentionnels est souvent attribué à une anomalie cérébrale dont l’origine elle-même est incertaine.

On peut ainsi supposer qu’il y a deux types de dyspraxie : la dyspraxie développementale (celle qui nous intéresse) ou la dyspraxie lésionnelle qui n’est pas un trouble “dys”.

Ici encore le schéma nous recense tous les troubles associé à une dyspraxie :

La dysgraphie est un trouble fonctionnel qui rend difficile l’acquisition et l’exécution de l’écriture. Touchant 10 % des enfants, c’est un handicap de transcription due à une incapacité à réaliser tous travaux à l’écrit, au-delà du graphisme.

L’écriture est une activité motrice fine et complexe. Sa construction s’inscrit dans la durée, mais une fois maîtrisée, elle devient généralement automatique.

Chez le dysgraphique malheureusement, les gestes normalement acquis durant l’apprentissage des bases de l’écriture ne s’automatisent pas malgré les exercices et le temps.

La dyscalculie est une altération de la capacité à comprendre et à utiliser les nombres.

Ils affectent “les aspects procéduraux et conceptuels” du calcul et du comptage ainsi que la mémorisation des faits numériques. Ils s’associent souvent à d’autres troubles spécifiques.

Ils en sont également souvent une des conséquences (troubles de l’attention et exécutifs, troubles du langage, troubles visuo-spatiaux, difficultés mnésiques).

Difficulté à compter, à dénombrer, à reconnaître immédiatement les petites quantités, connaître les systèmes numériques oraux et/ou écrits, à passer d’un code numérique à un autre, à manier la numération en base 10, à se représenter en analogique une quantité, à effectuer un calcul mental, à poser un calcul par écrit, à résoudre des problèmes, à apprendre des faits numériques comme une table de multiplication et à poser une opération.

Vidéo de france Info